INTERVIEW - GLOBETOLTER, L'EXPERT DU VOYAGE DÉCARBONNÉ

[ILS ONT OSÉ] En novembre, voyagez avec une personnalité qui a décidé de limiter son impact carbone. Du Mexique en passant par les départements français, il parcourt le monde depuis toujours. Il nous prouve qu’il n’est pas nécessaire d’aller à l’autre bout du monde pour être dépaysé. Zoom sur son parcours atypique. 

 

" Le voyage commence au moment où on passe le pas de sa porte pour sortir de son environnement quotidien. Que ce soit en train, à vélo, à la voile ou en marchant, vous aurez probablement plus de choses intéressantes à raconter qu’en prenant l’avion.  " 

 
Nous avons eu l’opportunité d’échanger avec Benjamin, alias « Globetolteur ». C’est avec l’envie de faire bouger les choses qu’il a décidé de voyager… sans prendre l’avion ! 
 
    
Audrina :  Hello Tolt, en quelques mots, qui êtes-vous ?
Benjamin : Je suis Youtubeur spécialisé dans le voyage décarboné et j’essaye de montrer à un maximum de gens que vivre sobrement, n’empêche pas d’être heureux, au contraire ! 

 

A :  D’où vous vient cette passion pour le voyage ?
B : J ’ai eu la chance d’être élevé par des parents qui ont toujours accordé la primauté aux expériences plutôt qu’aux biens matériels. Donc très jeunes, mon frère, ma sœur et moi avons pu voyager, principalement en France, mais aussi dans des pays étrangers. Et ensuite, ce goût de la découverte a été renforcé lors d’un échange de 6 mois au Mexique. Rien de très original donc, mais je reste un vrai privilégié.
  
A :  Quel a été le déclic, ce qui vous a fait prendre conscience de l’importance de limiter son impact carbone ?
B :  Ce serait difficile d'identifier un moment précis. L’environnement c’est un sujet qui me tient à cœur depuis tout jeune puisque je me revois lire des fascicules de la fondation Nicolas Hulot à l’école primaire ou au collège et être pas mal interpellé par le film "An inconvenient truth"d’Al Gore qui est sorti quand j’avais à peu près 15 ans. Donc je pense que c’est un cheminement qui s’est fait et continue de se faire assez progressivement. Mais ce qui est sûr, c’est que le fait d’aller au-delà des petits gestes du genre trier ses déchets, c’est quelque chose d’assez récent. Peut-être six ou sept ans je dirais.
 
A :  Quels sont vos conseils pour réussir un voyage bas carbone ?
B :  Le meilleur conseil serait d’oublier un peu tout l’imaginaire que l’industrie touristique essaye de nous mettre dans le crâne depuis des années. Non, il n’y a pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour être dépaysé. Et non, le trajet ce n’est pas juste aller d’un point A à un point B. Le voyage commence au moment où on passe le pas de sa porte pour sortir de son environnement quotidien. Que ce soit en train, à vélo, à la voile ou en marchant, vous aurez probablement plus de choses intéressantes à raconter qu’en prenant l’avion.
 
A :  De votre côté, par quoi avez-vous commencé pour réussir ce défi ?
B :  Cela pourrait sembler ironique mais la pandémie m’a rendu les choses plutôt faciles. J’avais pris la décision d’arrêter quelques mois avant qu’on entende parler de COVID et j’avais donc commencé à plancher sur un long voyage en train qui a dû être avorté. Mais la situation m’a un peu forcé à accélérer mon recentrage sur la France et finalement, c’est ma série sur les départements français qui m’a permis d’augmenter mon chiffre d’affaires de 80%. 
  
A :  Une petite suggestion de destination pour un voyage réussi ?!
B :  En France, je dirais l’Ariège où tu peux te rendre en train de nuit ou bien la Corse où tu peux aller facilement à la voile grâce à Sailcoop. Et sinon, en Europe, l’Italie est une valeur sûre et facilement accessible en train ou bien Vienne grâce au train de nuit qui a ouvert récemment.